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Les araignées ou aranéides (ordre des Araneae) sont des arthropodes de la classe des arachnides, avec huit pattes, sans ailes ni antennes, des yeux simples, et qui typiquement produisent de la soie. L'étude scientifique des araignées se nomme l'aranéologie. La peur irrationnelle des araignées se nomme l'arachnophobie, une des phobies les plus communes
Les araignées sont des prédateurs. Elles se nourrissent exclusivement de proies vivantes qu'elles capturent souvent à l'aide de toiles, bien que de très nombreuses espèces préfèrent la chasse à l'affût.
Comme tous les arachnides, l'araignée n'absorbe que des liquides: elle doit donc liquéfier ses proies avant de pouvoir s'en nourrir.
Les glandes séricigènes produisent de la soie filée par de petites protubérances articulées (les filières), le plus souvent au nombre de 6, situées sur la face ventrale plus ou moins à l'extrémité de l'abdomen. La soie est liquide dans les glandes, mais se solidifie en fibrilles une fois sortie par les fusules, sous l'effet de la traction exercée par les pattes de l'animal. Le fil de soie est en fait constitué par un entrelacement d'un nombre élevé de fibrilles élémentaires, de 0.05 µm de diamètre chacun. Le diamètre du fil de soie varie entre 25 et 70 µm (à diamètre équivalent, ces fils sont plus durs que de l'acier et possèdent une mémoire de forme 5 à 12 fois plus grande que le latex). Les araignées produisent plusieurs types de soie en fonction de l'usage qu'elles vont en faire. La soie collante n'est qu'un des types existant.
Principaux usages de la soie :
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emballage des œufs (cocon)
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tapissage du terrier des espèces qui vivent sous terre
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confection d'armes de chasse (bolas des Mastophora, filets des Dinopis)
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fabrication d'abri subaquatique (cloche à plongeur des Argyronètes)
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fil de sécurité pendant un saut ou une chute volontaire pour fuir
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fil de déplacement ( fil d'ariane )
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moyen de dispersion aérien des jeunes (fils de la vierge, ballooning)
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emmaillotage des proies capturées
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tissage des toiles de mue (matelas)tissage des toiles spermatiques
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tissage des toiles de piègeage des proies
On considère que l'usage initial de la soie était la fabrication du cocon pour protéger les œufs car les araignées considérées comme primitives ne tissent pas de toile.
Le moyen de défense le plus répandu est la morsure, qui pour la plupart des espèces n'est pas un danger notable pour l'homme. Quelques mygalomorphes ont également développé un système urticant.
Il y a deux chélicères à l'avant du corps et qui encadre la bouche : sont ces appendices qui injectent du venin. Elles sont constituées d'un gros stipe et d'un crochet mobile au bout duquel débouche le canal à venin. Presque toutes possèdent des glandes à venin mais seulement de très rares araignées sont véritablement dangereuses pour l’homme, et très rarement mortelles. Parmi ces espèces dangereuses, citons la Veuve noire (Latrodectus mactans) présente dans les régions chaudes. Les chélicères peuvent aussi servir à transporter des proies, à les dilacérer, à transporte le cocon ovigère, etc
À la différence des insectes, les araignées se constituent de deux parties: le céphalothorax ou prosome (la fusion entre la tête et le thorax) et l'abdomen. L'abdomen porte les filières ou organes qui produisent la soie, et, sauf chez quelques taxons primitifs, n'a pas retenu les segmentations externes. À l'extrémité du céphalothorax sont les pédipalpes, organes sensoriels pour l'examen des proies et leur manipulation. Chez les adultes mâles, l'extrémité du pédipalpe porte aussi le bulbe copulateur.
Les deux parties sont reliées par un fin pédoncule, qui est le dernier somite (segment) du céphalothorax. Ce somite a été perdu chez les autres arachnides, n'étant présent, par exemple, qu'à l'état embryonnaire chez les scorpions.
Le céphalothorax porte sur sa face ventrale quatre paires de pattes articulées disposées autour du sternum. Chaque patte se compose de 7 articles : de la base vers l'apex respectivement, on observe une hanche (coxa), un court trochanter, un long fémur, une plus courte patelle, un long tibia, un métatarse et un tarse. Ce dernier se termine en 2 ou 3 griffes, lesquelles interviennent dans la manipulation de la soie et dans le déplacement sur la toile. Sont associés aux pattes diverses structures liées au mode de vie particulier de chaque taxon, que ce soit des peignes pour "carder" la soie, des épines, crins, poils.qui servent d'organes sensoriels, des structures de stridulation.
Les yeux simples, placés à l'avant du céphalothorax, sont souvent au nombre de 8, mais variant fortement selon les taxons (certains n'ont pas d'yeux). La disposition oculaire, souvent un trait distinctif, est propre au taxon. Parfois une paire d'yeux est plus développée que les autres, qui alors ne détectent que des vibrations autour de l'araignée. La vision est généralement mauvaise, bien que certaines espèces activement chasseuses aient développé une très bonne vision.
Les araignées ont un système circulatoire ouvert. Leur corps est rempli d'hémolymphe, qui est pompée par le cœur aux organes. Les araignées respirent soit par des poumons en feuillets, soit par un système trachéen, soit, chez quelques petites espèces, directement à travers la peau
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les araignées saisonnières vivent de 6 à 8 mois et meurent après avoir pondu leurs œufs.
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les araignées annuelles vivent de 1 à 2 ans et ne peurent qu'après l'éclosion des jeunes.
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les araignées pérennes vivent plusieurs années ( mygales, filistates)
Comme tous les arthropodes la croissance se fait par mues successives de l'exosquelette. Selon les espèces, il y a de 8 à 13 mues pour atteindre l'état adulte. Les mygales continuent de muer à peu près une fois par an après l'âge adulte.
Le dimorphisme sexuel des araignées est généralement faible, les femelles se distinguent par une taille supérieure, un abdomen plus gros. Les mâles adultes se reconnaissent en plus de leur petite taille à leurs pédipalpes qui portent à leur extrémité un organe de stockage de sperme appelé bulbe copulatoire. La différence de taille est parfois spectaculaire, comme chez les Néphiles où il est difficile de croire qu'il s'agit de la même espèce.
Les araignées sont ovipares, elles pondent des œufs, qui sont empaquetés dans un cocon de soie. En fonction de la taille de l'espèce le nombre des œufs varie de un à plusieurs milliers. Si certaines espèces abandonnent le cocon d'autres le transportent accroché aux filières ou maintenu par les chélicères. Chez ces dernières espèces, dès leur éclosion, les jeunes montent sur le dos de leur mère qui les protège et les nourrit jusqu'à ce qu'ils soient capables de se défendre.
Beaucoup d'espèces ont une parade nuptiale élaborée consistant surtout pour le mâle à se faire distinguer d'une proie pour éviter d'être dévoré. Le cannibalisme nuptial systématique de la veuve noire (Latrodectus mactans) ou de l'argiope (Araneus diadematus) est peu répandu.
Le mâle tisse une toile spermatique où il dépose son sperme qu'il aspire ensuite dans ses bulbes copulatoires.
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